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mercredi, 31 octobre 2007

HALLOWEEN

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Dessin créer par Madragor
 Parce que j'aime bien souscrire au commun.

Et Halloween fait marrer mes enfants!

Mais c'est aussi Samhain, le nouvel an celte, la fête des morts en Amérique du sud.

Et je pense que sourire, bon sang! Qu'est-ce que ça fait du bien!

Je veux des rires et des chants, des chants et des danses autours de moi, alors je profite des fêtes qui s'offrent à nous pour en profiter encore plus.

Parce que ces jour là, les gens sont plus ouvert à festoyer!

Et puis c'est un clin d'oeil à la joie de vivre!

dimanche, 28 octobre 2007

JUSTE UNE PENSEE

6370f99886e8a97ceb7205e13e6cbc7f.gifNous arrivons à la fin de l’année, et comme chaque fin de mes années, j’ai l’impression que tous les souffrances non utilisées les mois précédents se dépêchent de servirent. Un peu comme le quota d’essence pour l’armée, de PV pour la gendarmerie, de rames de papiers pour l’administration!

Cette année, au lieu de penser égoïstement à moi, j’envois une pensée aux autres, à tout ceux qui souffrent dans leur corps, dans leur tête, dans leur quotidien.

Une pensée égoïste à mes ami( e )s malades, à ceux qui sont au chevet d’un de leur proche mourant, mari, grands-parents, cousins.

Une pensée égoïste à mes ami ( e )s qui souffrent tous les jours dans leur corps.

Corps qui refusent de fonctionner normalement et qui jour après jours se détériore, qui inexorablement s’éteint.

Une pensée égoïste à mes ami( e) s qui souffrent dans leur tête parce que la vie leur paraît si difficile à vivre, parce qu’ils ne voient pas de solution à leur situation, parce qu’ils ont l’impression qu’ils ne comptent pour personne. Englués dans de sombres pensées qui jamais ne les laissent en paix, ils tournent en rond à l’intérieur d’eux-mêmes.

Une pensée égoïste à mes ami( e )s que j’ai pu blessé au cours de cette année, à ceux que je n’ai pas su écouter, à ceux que me main tendue n’a pas aidé, à ceux que je n’ai pas pu ou pas su aider.

Chaque jour qui s’écoule, en ce triste premier mois d’hiver, m’apporte son lot de tristesse. Je me sens si impuissante face à ces souffrances qui m’entourent.
Mais comme me disait, il n’y a pas si longtemps, une personne qui m’est très proche:

- Te crois-tu obliger de porter toute la souffrance des autres?

Je ne suis pas obliger de le faire, mais chaque souffrance chez des personnes que j’aime, me fait mal.

Tout ce blabla pour envoyer une pensée à tout mes ami( e )s, ceux qui souffrent et les autres, ceux qui me soutiennent quand je m’écroule, à ceux qui sont là quand j’en ai besoin, à ceux qui ne demandent rien d’autre qu’un sourire.

Une pensée et un bouquet d’amour à tous ceux qui savent tendre la main aux autres, à ceux qui, comme moi, ont une sensibilité exacerbée!

Une pensée, juste une pensée, parce que je n’ai rien de mieux à offrir.

Juste une pensée car même s’ils savent que je suis toujours là pour eux, il est bon de le leur rappeler.

Juste une pensée …

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vendredi, 26 octobre 2007

DEPART DE CHRISTEL

6686ad354e091e30b42d72206ea4be0e.jpgLe lundi matin était déjà là. Christel fini de boucler son sac à dos, la décision est prise: elle attendra, chez sa mère, que Carbu ai trouvé un logement  puis elle reviendra en Bretagne.

7h30, la moto se fait entendre dans la cour, l’air est doux, la journée sera belle. Le temps aurait du être gris et froid, un temps qui donne envi de se dépêcher, de ne pas s’attarder en "au revoir", d’écourter les embrassades. Christel s’était imaginée des adieux pathétiques comme dans les films américains. C’était un peu oublié qu’elle évoluait dans la vraie vie, celle où les gens ne parlent pas de leur sentiments, celle où l’on cache ses larmes et où les grands discours sont exclus. Il n’y a pas de script, ni de psy pour expliquer qu’il faut extérioriser ses sentiment. Juste deux êtres qui souffrent et qui se taisent. Ils ne se posent même pas la question de savoir pourquoi leur histoire est si compliquée, ils se contentent de la vivre tant bien que mal. Christel sait qu’il est son horizon, sa référence quoi qu’il arrive.
Carbu sait que nulle autre ne la remplacera, que sans elle, cela ne vaut pas la peine d’avancer. Alors ils sourient ensembles. Ils se cachent leur souffrance mutuelle.

Le voyage jusqu’à la gare de Vannes s’effectue comme dans un rêve. Long et trop court à la fois! Il sent sa chaleur dans son dos, cette chaleur qui le rassure depuis plusieurs semaines déjà, cette chaleur qui fait battre son cœur. Elle se colle à lui, elle veut conserver dans sa mémoire son odeur, l’odeur de son cuir, la chaleur qu’il dégage, la force qu’il représente. Elle veut… Il veut…

Vannes!

Elle se sert contre lui. Ils passent devant le quartier Menimur, au rond point tournent à gauche, s’engagent dans la grande avenue, Christel ferme les yeux, elle ne veut pas voir. Le moteur la berce, l’assourdie, l’engourdie. Elle sent les secousses de la route, son sac saute sur son dos mais elle n’en a cure. Seul le ronronnement du moteur l’accapare.

Ils ralentissent, s’engagent sur le parking de la gare. Christel descend, elle attend Carbu.

Ensemble, ils se dirigent vers le guichet, prennent le billet de la séparation, s’installent sur le quai. Ils n’osent échanger une parole. Depuis qu’ils ont quitté la maison de Gaston, seul le silence les accompagne.
Un banc leur tend les bras, ils s’y installent. Christel installe son sac entre ses jambes, puis pose sa tête sur l’épaule de Carbu. Celui-ci s’étire, passe son bras autour des épaules de la jeune fille et caresse ses cheveux d’un tendre baiser. La réconforter, c’Est-ce qu’il devrait faire!

- Je trouverais rapidement, bébé. Je te le promets! Bientôt nous serons ensemble, réuni sans personne pour nous séparer.

- Promis?

- Promis! Juré! Craché!

- AH! Non! Pas craché sur le quai! Non, mais espèce de mal élevé!

Carbu sourit. L’humour, il n’y a que ça pour les aider à supporter ce moment si difficile. Il a l’impression que le monde va s’arrêter de tourner dès que le train sera parti. Que sa vie sera terminé, un point final!

Le train est annoncé!

Il fallait bien qu’un jour il arrive, ce foutu train!

Les gens se sont rassemblés sur le quai, bagages jonchant le sol. Ni l’un ni l’autre ne se décide à se lever. Ils attendent l’arrêt complet de la motrice pour, enfin s’approcher du train corail. Christel serre Carbu contre son cœur, elle voudrait sourire pour lui insuffler un peu de courage, ou pour se persuader qu’elle en a? Un baiser qui s’éternise, un contrôleur qui les presse, une porte qui se ferme et les yeux se mouillent. Carbu ne reste pas sur le quai, les au revoir, ce n’est pas pour lui. Dès que les portes se sont fermés, il a quitté la gare et est remonté sur sa moto. Du parking, il regarde le train qui se met en branle, s’éloigne doucement de la gare. Le soleil est apparu, il commence à chauffer, le jeune homme ne le voit ni le sent. Le froid s’est insinué en lui.

Christel s’est installée dans son fauteuil, elle est écrasée par la douleur. Elle va disparaître, il n’y a pas d’autre solution, il ne peut en être autrement. Elle a mal, elle voudrait pouvoir se débarrasser de cette sensation désagréable d’une épée qui lui transperce le ventre.

C’est long trois heures en train! Trois heures à ressasser sa malchance, à pleurer en silence.
Gare Montparnasse. C’est grand! Elle quitte le wagon, cherche sur le quai quelqu’un de sa famille. Personne! Elle remonte le quai, passe la barrière de composteurs, prend la direction des trains de banlieues. Remonte dans un train, trois quart d’heure plus tard, redescend. Toujours personne pour l’accueillir. La petite gare de Rambouillet se vide peu à peu, elle est seule. Se saisissant de son sac, la jeune fille quitte le hall d’entrée, bifurque sur la droite et commence à descendre la rue. Alors seulement, elle aperçoit ses deux frères qui viennent vers elle. Ils lui prennent son sac à dos et l’accompagnent. Ils ont l’air heureux de la revoir, ils la protègent, elle ne sait que dire.

Carbu est reparti vers Pontivy, il a roulé un peu vite, trop peut-être. Il est rentré chez lui, directement, s’est enferméb81f6a21e5abde8201167fe3a7d153e3.jpg dans sa chambre, il ne veut voir personne, plus jamais! Allongé sur son lit, il contemple le plafond. Que pourrait-il faire de plus? Il erre dans sa tête, complètement déboussolé.

Que vont-ils devenir?

mardi, 23 octobre 2007

Nazim HIKMET

b0f7f8c4cabda4daa9e11ba079cfdc71.jpgMa seule au monde et
Tu me dis dans ta dernière lettre:
"Ma tête éclate, mon coeur défaille,
S'ils te pendent
     Si je te perds
         J'en mourrais"

Tu vivras, ma femme,
Mon souvenir comme une fumée noire
Se dispersera dans le vent.
Tu vivras, soeur aux cheveux roux de mon coeur
Les morts n'occupent pas plus d'un an
Les gens du vingtième siècle.

La mort
Un mort qui se balance au bout d'une corde
A cette mort-là
         Mon coeur ne peut se résigner.

Mais
Rassure-toi, ma bien-aimée
Si la main noire et velue d'un pauvre tzigane
Finit par me mettre la corde au cou
Ils regarderont en vain
   Dans les yeux bleus de Nazim
            pour y voir la peur.
Dans le crépuscule de mon dernier matin
Je verrais mes amis et toi
Et je n'emporterais sous la terre
Que le regret d'un chant inachevé.

Femme mienne
Mon abeille au coeur d'or
Mon abeille aux yeux plus doux que le miel
pourquoi t'ai-je écrit qu'on demandait ma mort.

Le procès ne fait que commenc er
On n'arrache tout de même pas la tête d'un homme
Comme on arrache un navet.
Allons ne t'en fait pas
Ce ne sont que des possibilités lointaines.
Si tu as de l'argent
Achète moi un caleçon de laine
J'ai encore la sciatique dans la jambe
Et n'oublie pas que la femme d'un prisonnier
Ne doit pa avoir de noires pensées.

Nazim HIKMET est né à Istambul en 1902 et est mort à Moscou en 1963.
Il a composé ce poème, qui peut paraitre surprenant pas son contenu, en 1920 alors qu'il était emprisonné (condamné pour marxisme).


Je l'ai choisi parce que pour moi, il représente vraiment l'amour; celui qui est sublime, celui qui résiste aux épreuves du temps.
Loin des Tristan et Yseult, et autres Marguerite Gauthier.
Un amour véritable qui se vérifie jour après jour, qui supporte les mauvaises humeurs, les mauvaises haleines, les fous rires, les petites joies et les grandes deceptions.

Il est le caleçon dont on a besoin, les larmes douces que l'on verse sans savoir pourquoi, il est le temps qui continue sa course.

L'amour au quotidien est bien plus difficile à conserver qu' une grande histoire passionnelle qui s'éteindra d'elle même!

vendredi, 19 octobre 2007

Week-end désicif

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Le week-end avance sans qu'aucune décision ne se profile à l'horizon. Carbu et Christel évitent de parler du départ probable de la jeune femme. Lui sait qu'il ne veut pas la perdre, mais comment le lui expliquer? Il est tellement démunie devant la douleur de sa tendre. Il l'entraine dans une farandole étourdissante d'amusements. Il conduit vite, elle adore la vitesse en moto. Il rit bruyamment, elle aime quand il rit. Il est volubile, fait de grands gestes avec ses bras comme pour faire comprendre à l'air qu'il est le plus grand. Il se montre courageux et téméraire. S'interpose dans une bagarre qui risquait de dégénérer, calme les esprits, rassure tout le monde, suave un enfant qu'un automobiliste imprudent n'avait pas vu sur la chaussée.

Si Christel n'était pas déjà sous le charme de cet homme, elle en tomberait immédiatement amoureuse. Elle le regarde, les yeux, hypnoptisés par ses fantaisies, emplis d'étoiles et de passion. Elle le suit sans poser de questions, elle est tellement bien en compagnie de ce géant au coeur si amoureux d'elle. Il est aux petits soins, la dorlote, la sert. D'un regard, il l'a fait quitté le sol, elle disparaît dans les nuages, n'existe plus que grâce à lui. Il est son île, sa vie toute entière. Ele voudrait hurler tellement elle a mal de l'aimer autant.

4 heures du matin, ils quittent la boite qui ferme ses portes. Toujours en bande, ils font beaucoup de bruit sur le parking de l'église de ce petit bourg breton. Les motos pétaradent, d'autres ronronnent, tous se mettent en branle, il faut déserté les lieux. Se déroule alors une longue chaine de deux roux, d'abord l'une derrière l'autre, bien ordonnée. Puis très vite, les esprits s'échauffent, on envoit les gaz, les gros cubes accélèrent. Déjà, on ne voit plus que les feux arrières des premières motos; déjà, la bande s'attéle à cette course du samedi soir. William, à sa grande surprise, double Carbu et Christel, puis c'est le tour de Gaston de leur passer devant. Il ne leur faut pas beaucoup de temps pour comprendre que ces deux-là ne les suivront pas dans leur dangeureux amusement. Doucement, l'écart se creuse entre la file de moto et nos amoureux. Les voitures viennent à les doubler à leur tour. Bientôt, ils sont seul sur la route de nationale. Il fait nuit noir, quelques étoiles tentent, avec l'énergie du désespoir, de percer la couche nuageuse afin de prodiguer un peu de leur lumière aux pauvres terriens que nous sommes.

Christel sert aussi fort qu'elle le peut le corps de Carbu. De temps en temps, il pose sa main gantée sur la sienne. Ils se transmettent leur chaleur, ils se rattrapent, ils sont comme des nauvragés qui voient le canoé de sauvetage s'éloigné en pleine mer. Carbu bifurque sur la droite, empreinte une petite route de campagne, continue sur quelques kilomètres et stoppe enfin, devant une grange. La bâtisse en bois est isolé en plein champs. Pas de lumière, juste les phares de la moto pour les guider. Carbu prend la main de Christel et la mène à l'intérieur, il y fait encore plus sombre. La jeune fille entend la pierre d'un briquet ripé, le visage souriant de Carbu apparaît aussitôt. Il tient dans sa main gauche une lampe à pétrole. Il la regarde, la lumière vacillante de la mèche donne à Christel une aura de sainte. Elle est tellement belle, comment peut-elle l'aimer, lui, le géant pas beau? Pourtant, elle se trouve devant lui, elle le regarde avec tant d'amour au fond des yeux que la douleur chantée par Edith Piaf n'est pas assez grande. Son coeur va sortir de sa poitrine pour s'écraser au sol, il en est sur. La jeune fille, lui enlève son casque des mains et le pose à même la terre battue, puis dépose le sien à coté. Puis, revient vers lui et pose sa tête sur sa poitrine. Doucement, elle pleure. Il embrasse ses cheveux, il ne sert à rien de parler, tout deux savent que demain, elle prendra le train et s'éloignera pour quelques temps. La lampe le gène, il la pose sur le tracteur garé là. Il n'y a pas grand chose de confortable dans une grange, hormis de la paille. Carbu va chercher la couverture qu'ilavait pris soin de déposer dans la journée et l'étend sur le tas de paille. L'air est doux à l'intérieur, il retire son blouson et le pose à coté. Puis, revient vers sa dulcinée qui n'a pas bougé, elle se contente de le regarder. Lui passe un bras autour de ses épaules et dépose un baiser sur ses lèvres. D'abord un timide et chaste baiser, et rapidement, un baiser passionné.

Non! Il ne veut pas qu'elle parte! Il veut la garder pour lui tout seul. Malheureusement, il attendait de bonnes nouvelles dans la journée, mais elle ne sont pas arrivée. L'appartement qu'il convoitait à été attribué à une autre couple. Il n'a pas de toit pour la mettre à l'abri.
Alors, pour oublier, il l'embrasse encore et encore. Il l'embrasse comme si l'étouffer d'amour était la seule solution qui lui reste. Il lui retire son blouson, elle est toute à lui! Cette nuit encore, elle sera à lui, et il sait qu'elle lui dira des mots qui lui chmaboulera le coeur. Lui retire son pull irlandais, embrasse avec délice sa peau blanche et douce. Il est à genou devant elle, son eldorado, sa passion, sa respiration, son sang. Christel prend sa grosse tête dans ses mains et lui caresse les cheveux comme une mère le ferait à un tout jeune enfant bien triste. Il la serre dans ses bras, il a trop peur de la perdre. Lentement, il la sent couler entre ses bras, elle est aussi à genou, si petite, se fragile. La chemise retirée, elle pose sa tête sur son torse. Le coeur de Carbu va exploser, il en est sur. N'a-t-on jamais entendu parler d'un amant si amoureux que le coeur est sortie de lui même pour s'accrocher à la femme qu'il aime?
Cet instant si fragile où les amants parlent avec leur corps plutôt qu'avec des mots s'éternise dans la nuit. Le jour pointe son nez quand enfin, ils se sentent apaisés. La douceur a rapidement laisser place à la passion et, c'est épuisé que le chant du coq les surprend.

  • Il faut qu'on s'en ailles, on va se faire surprendre! Murmure Christel à l'oreille de Carbu qui fait semblant de dormir.

  • Pas de danger! Cette grange appartient à mon cousin qui est parti pour deux jours au mariage de sa nièce. Il ne reviendra que lundi. Nous avons tout notre temps! Ajoute-il en embrassant son inquiète préférée.

    Christel se love contre lui et accepte les caresses qui reviennent. Elle aime sentir son odeur, elle aime le toucher, elle l'aime. Quand il entre en elle, son cerveau se déconnecte, elle est son plaisir. Tant de douceur et d'amour en un seul geste, elle ne savait pas cela possible. Par sa gentillesse et sa patience, il a fait tomber toutes les barrières, toutes les craintes, mais surtout, toutes les peurs que la violence avait fait naitre chez elle. Christel le suit dans ses mouvement, comme elle le suivrait dans sa vie de tous les jours.

    Seule la faim sera plus forte que l'amour et les obligera à sortir de leur cocon de bien être. C'est avec un certain déplaisir qu'ils retrouveront la vie de dehors. La trève est finie, demain Christel prendra le train et il faudra trois mois avant qu'ils ne se revoient.Trois longs et interminables mois d'attente, de lettres envoyées, attendues, espérées, reçues, de coups de téléphone interminable. Trois longs mois!



samedi, 13 octobre 2007

La Onzième Prix Nobel de Littérature

Prix Nobel

de Littérature

Pourquoi parler du prix Nobel de Littérature ?

Parce que pour la onzième fois, il a été remis à une femme : Doris LESSING.

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Qui est Doris LESSING ?

En quelques mots, c’est une écrivaine avec une grande force de caractère.
Je sais, comme description, on attend plutôt sa vie, son œuvre et son parcours.
Donc : d’origine anglaise, elle est née en 1919 en Perse (Iran actuel). Dans sa toute jeunesse, sa famille déménage en Rhodésie (Zimbabwe actuel). Elle grandira en Afrique et ne connaitra l’Angleterre qu’en 1949. Elle y fera publier son premier roman « THE GRASS IS SINGING », premier d’une longue liste d’œuvres. Elle explore différent style d’écriture (Romans, comptes-rendus, essais et science fiction) avec succès. Elle est la créatrice de Martha Quest, le personnage central des « Enfants de la violence ».

Alors pourquoi femme de caractère ?

Elle a rompu avec son éducation et s’est battu pour ses idées.
Grand défenseur de la lutte contre le colonialisme et l’oppression sous toutes ses formes, elle rejoindra le parti Communiste Anglais. Quelques années plus tard, elle le quittera, ne se trouvant plus en accord avec le parti. Féministe convaincue, elle ne souscrira pas non plus à l’idée prônée par les grands mouvements du moment. Elle ira jusqu’à dire d’elle en 2001 au festival D’Edimbourg : «  Que ce sont des femmes devenues horribles avec les hommes… Après avoir fait une révolution, beaucoup de femmes se sont fourvoyées, n’ont en fait rien compris.  Par Dogmatisme. Par absence d’analyse historique. Par renoncement à la pensée. Par manque dramatique d’humour. »
Doris LESSING préfère se battre à sa manière avec son franc parlé bien connu.

A 88 ans, sa carrière d’écrivain se voit couronnée du noble Prix Nobel de Littérature et je tiens à l’en féliciter, bien que je ne sois qu’un petit écrivaillon qui tapote sur son ordinateur, le soir, après son travail.



jeudi, 04 octobre 2007

Retenir le temps!

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Aimer!

Noble sentiment!

L’histoire arrive à son terme et je fais traîner le temps, je l’étire autant que je peux, désirant son arrêt en gare. S’il pouvait… Mais point de « si »!

Je fais traîner le temps afin de garder Carbu, encore, un peu au chaud dans un coin de ma tête. Je le dorlote, fait de lui mon héro, refuse de le laisser partir. Il a été mon repère depuis si longtemps que j’ai crains de ne pouvoir vivre sans. Il m’est si difficile de dire « Adieu » à celui que j’ai tant aimé.

Après cette année passée en sa compagnie, force m’est de constater, qu’il est grand temps de poursuivre seule une route que me paraissait si sombre, il n’y a pas très longtemps encore. De dire « Adieu » à ce fantôme qui avait fini par prendre vie dans ma vie, présent par son absence; guidant mes pensées, excusant mes erreurs, me parlant gentiment quand j’en avais besoin. Il était un phare, mais un phare brisé, sans aucune existence!

L’amour après!

Il a été mon tourment, mon errance, mon angoisse. Il était le symbole de l’amour que je ne pouvais donner qu’à un seul homme. Il avait voler ce que j’avais en moi, du moins je le croyais!

Après lui, j’ai connu des histoires, que je pensais être des histoires d’amours, mais qui en réalité ne l‘était pas.

Quelqu’un, une fois, m’a dit que j’avais trompé les hommes que j’avais aimé après lui. Au regard de ce que je sais aujourd’hui, je dirais que c’est vrai, mais fait dans une totale inconscience. Je croyais sincèrement les aimer, mal, certes, mais les aimer tout de même. Après lui, j’ai tout confondu! L’amitié, l’attirance, le confort, le bien-être et aimer!

Il y a des amours qui vous font voir le monde différemment, qui vous le déforme.

Je voudrais dire que j’ai perdu beaucoup de temps à vivre dans son souvenir, mais ce n’est pas du tout ce que je ressens.

Bien sur, comme beaucoup, j’ai hurlé à l’injustice, comme beaucoup, j’en ai voulu au monde entier, j’ai « pété les plombs » plus souvent qu’à mon tour. Je me suis égarée, puis retrouvée, et petit à petit, je me suis construite dans ce souvenir. Il est une partie de moi, il le sera toujours. C’est aussi grâce à lui que je suis ce que je suis aujourd’hui, et juste pour cela, je le remercie d’avoir croisé ma route.

Et aujourd’hui?

L’amour est là et je sais le reconnaître. Il n’est pas le même puisque l’homme est différent, mais il a le même visage.

Je vous ai offert l’histoire très romancé d’un gars que vous n’auriez pas regarder dans la rue, mais qui était pour moi et sa famille, quelqu’un d’exceptionnel!

Un gars de tous les jours, pas une vedette, pas une star, juste quelqu’un comme vous et moi.

Sa haute stature, son blouson de moto, ses cheveux mi-long et raide, sa moto, ses cigarettes, ses canettes de bière et son rire qu’il dissimulait, ne le distinguait en rien d’un autre quidam de la rue. Il était lui avec ses contradictions, ses envies, ses barrières, ses actes de courages, et ses lâchetés, il était l’homme qui m’a appris que je pouvais être aimée. L’homme, aussi, qui m’a voler cette conviction en m‘abandonnant (contre sa volonté!), l’homme qui m’a laissé errer des années entières, mais c’est aussi celui qui m’avais donné la clé pour reconnaître le verbe aimer. J’ai juste mis un peu de temps à savoir l’utiliser!

 

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