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vendredi, 30 novembre 2007

Supendue!

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Ma vie est suspendue à ta venue.

Suspendue à ton sourire, à tes paroles.

Cachée à l’abris de tes retenues

Elle attend que tu lui donnes son obole.

 

Haletante, espérant une éclaircie joyeuse

Elle se surprend à se mirer dans ton espoir

Attachée à la passion que lui envois tes yeux

Amoureuse d’une apparition en désespoir.

 

Ma vie est suspendue à ta présence

Accroché à ton amour, elle a peur

De glisser dans le gouffre de l’oublie.

 

Haletante, espérant une éclaircie joyeuse.

Chaque jour, elle t’attend un peu plus

Que tu viennes, chevalier, la ressusciter

samedi, 24 novembre 2007

L'amour à mort

b256de4a13500cf6a17c1a91592f8ebe.jpgLe train entre en gare de Versailles chantier, Christel redresse la tête et regarde par la fenêtre. Personne ne l’attend sur le quai. Où avait-elle la tête quand elle s’est imaginée retrouvailles et embrassades dans cette grande gare de la région parisienne.

Elle saisi son sac à dos, et sort précipitamment de son wagon. Ses frères lui ont dit de se rendre sur les quai « banlieue » et de prendre le train direct pour Chartres et descendre à Rambouillet. Fatiguée et perdue, Christel monte l’escalier qui donne sur la salle des pas perdus. Un gigantesque tableau l’y attend. Elle consulte les horaires et les numéros de quai. Il se trouve qui lui faut redescendre l’escalier précédemment grimper. Elle soupir! Mon dieu! Pourquoi a-t-il fallu qu’il insiste autant? Elle aurait accepté de dormir accrochée à sa moto, dans le garage s’il lui avait demandé! Elle aurait dormir sous une tente dans le camping de Toul boubou, s’il avait accepté. Pourquoi croyait-il donc qu’elle aurait plus de chance dans cette banlieue ouest?

Ces questions n’avaient cessées de tourner dans sa tête depuis son départ de Vannes.

Elle avait pleuré, un peu, en cachette, elle ne voulait pas qu’on l’a voit ainsi. Elle avait essayé de dormir, mais le visage souriant de Carbu voyageait dans sa tête. Elle le voyait partout!

Le contrôleur avait un petit air de Carbu, non? Et le jeune homme assis à l’autre bout de la banquette, ne possédait-il pas le défaut de prononciation de l’homme qu’elle aimait?

Non, il lui fut impossible de fermer l’œil.

Maintenant, elle se hisse dans le train gris qui la conduit auprès de sa famille. Ce n’est pas qu’elle ne les aime pas, bien au contraire! Mais c’est l‘éloignement qui lui fait mal.

Rambouillet, toujours personne sur le quai, ses frères ont du l’oublier. C’est une habitude, depuis quelques temps!

Elle sort de la gare, et ils sont là, hilares. Elle peine à reconnaître le grand des deux adolescents devant elle. Il a tellement grandit, son petit frère, depuis qu’elle les a quitté. Ils blaguent, la chahutent, l’aident à porter son sac. Elle respire un peu. Ils descendent la rue, Christel les suit, somnambule en plein jour. Tout tourne dans sa tête. Et si Carbu avait raison? Non, elle ne peut l’envisager!

Les jours s’écoulent, plus ou moins heureux, au gré des nouvelles de son hommes resté en Bretagne. Elle cherche du travail, elle n’a pas les diplômes demandés. C’est difficile, mais elle s’est promis d’y arriver.
Le temps s’écoule avec son lot de déception Non, il ne pourra pas venir ce week end, la moto est en panne. Le week end suivant.. Ce n’est pas possible non plus, bébé!! Tu sais bien que c’est la concentre. Je suis désolée, je l’avais oublié. Mais tu me manques, j’ai besoin de te voir. Je sais mon bébé, moi aussi je veux te voir. Essaye de descendre à Rennes dans trois semaines, je pourrais allé te voir.

Ça coûte cher, et je n’ai pas beaucoup d’argent. Bébé, tu veux que je t’envois le prix du billet de train? S’il te plait, oui.

Ils se voient une fois, deux, puis trois, c’est peu en six mois. Christel n’y tient plus, elle veut être auprès de lui.

Il y a une semaine de ça, un ami, rencontré à Toulon, a sonné à sa porte. Elle était si heureuse de le voir!
Il a une voiture, il pourra l’emmener en Bretagne, elle fera une surprise à Carbu. Il aime les surprises, il sera heureux à son tour.

Ils s’organisent, le week end suivant, il n’a rien à faire, il accepte.

Christel est aux anges! Elle se prépare, elle a du mal à ne pas prendre le téléphone et prévenir Gaston de leur arrivée.

Samedi matin, il est à la porte. Elle jette son sac dans le coffre et s’assoie, heureuse dans la voiture. Il pleut en cette fin de mois de juin, mais qu’importe, pour elle, le temps est secondaire.

Le voyage se déroule sans encombre. Ils sont à Pontivy. Mais où va-t-elle le retrouver? Ils n’ont pas rendez-vous.

Premier bar, ils ne sont pas là, second, absents et pas passés ce matin. Soudain, elle a une illumination: le parking du supermarché!

De loin, elle aperçoit un groupe de motards, ils sont là.

Son cœur s’affole, elle reconnaît sa stature, son blouson, ses ami( e )s. Et elle qui vit loin de tout ça! La jeune fille veut être en leur compagnie, elle veut vivre leur vie, partager leur bonheur, partager leur galère. Déjà, elle maudit le jour où elle a accepté de partir. Elle maudit le jour où elle a eu cette idée saugrenue de rentrer chez sa mère.

L’ami providentiel se gare non loin du groupe de motards. Christel gicle littéralement de la voiture, puis s’immobilise, statufiée!

Carbu est là, près de sa moto. Il est comme dans ses souvenirs, si beau à ses yeux, si grand, si rassurant, si… Si…Si près de la petite brune qui sourit bêtement. Elle n’est même pas jolie! Pourquoi son bras à lui est autour de sa taille à elle?

C’est un cauchemar! Christel avance vers le groupe de motards, personne ne semble l’avoir remarqué. Hésitation, doit-elle continuer?

Il tourne la tête, la voit, son bras s’écarte de la taille de la jeune fille. Celle-ci, surprise, le regarde, incrédule. Christel sent son cœur se serrer dans sa poitrine, il va s’éteindre, il ne peut en être autrement.

Tous tourne la tête, le groupe la reconnu. Des mains se lèvent pour lui souhaiter la bienvenue. Elle ne peux plus reculer. Bravement, Christel relève la tête, assure son pas et son sourire, et s’approche.

- Salut tout le monde! Lance-t-elle à la cantonale.

- Ben, qu’est-ce que tu fais là? Demande Gaston.

- J’avais une occasion pour descendre, alors je l’ai prise. J’avais envie de vous revoir.

Elle sourit autant qu’elle le peut, mais ses lèvres lui font horriblement mal. Tous se réunissent autour d’elle, tous sauf lui! Il reste à l’écart, les yeux braqués sur ses bottes. Comme la douleur est grande en ce moment! La jeune femme prend son courage à deux mains, sépare le groupe et se plante sous le regard de Carbu. Elle désire se la jouer grande dame, même si sa tête explose, même si les larmes se poussent aux bords des yeux, même si sa vie vole en morceau.

- Bonjour Carbu, tu vas bien?

- B’jour, ça va. Il parle doucement, presque à voix basse.

- Qui est-ce? Christel se mord la langue, elle aurait tellement voulu être capable de se taire, de cacher sa peine, et voilà qu’elle dérape à la deuxième phrase.

- Je sors avec elle.

- J’avais remarqué.

- Tu sors bien avec ce type!

- Non, il m’a juste emmené. Je t’aime toujours, moi!

- Et tu crois que je ne t’aime plus?

- Tu ne me le prouves pas vraiment!

- Tu habites loin, je ne te vois jamais!

- Et tu ne peux venir me voir?

- Tu crois que j’ai que ça à faire?

- Non, ce que je vois, c’est que tu t’es vite empressé de m’oublier pour une autre. Tu me jurais l’amour éternel et…

Les larmes envahissent sa voix, elle a du mal à parler.

- Excuse-moi, Carbu, je ne voulais pas. Je suis désolée, c’est sur, je suis loin. Je ne peux t’obliger à rien. J’espère que tu seras heureux.

- Arrête! Tu t’en moques bien que je sois heureux ou pas! Tout ce que je vois, moi, c’est que tu te plais bien à Paris et que tu n’as pas l’intention de revenir. Tu m’as oublier toi aussi!

- Tu es injuste, Carbu. Je travaille pour pouvoir revenir, je t’appelle, je t’envois des lettres, je te téléphone, je veux revenir avec toi. Tu n’as pas de droit de dire que je t’ai oublié.

- Je n’ai plus rien à te dire! Je ne veux plus t’entendre! Rien ne te fera rentrer en Bretagne, je le sais!

- Mais…

- Bonne après-midi, Christel.

- Carbu… Didier…

Sa voix se casse, elle est mortifiée. La colère bientôt remplace l’incompréhension. Décidée, elle retourne vers les jeunes hommes qui dévissent de choses et d’autres.

- Bon, les gars, je resterais bien discuter avec vous, mais j’ai autre chose à faire. Passez un bon après-midi!

Les motards la regardent totalement incrédule. Ils n’ont rien compris à la scène qui vient de se dérouler devant eux.

Christel prend son compagnon de voyage par le bras et le mène à la voiture. Elle tourne le dos à son passé, à sa peine. Elle ne veut plus entendre parler de cet homme qui venait de la trahir de la façon la plus cruelle qui soit. Il l’avait blessé dans l’amour qu’elle lui porte.

Christel retourne en région parisienne, le cœur en morceaux. Elle se laissera aller dans les bras de son compagnon de voyage, n’attendant plus grand-chose de la vie. Ce n’est pas honnête pour l’homme à ses cotés, mais elle est morte à l’intérieur, il l’a tué!

Jamais plus elle n’aura de ses nouvelles à lui, jamais plus elle n’aura l’occasion de se disputer avec lui, ni même de l’entendre parler. Bien des fois, elle arpentera les rues de Pontivy à la recherche de cet homme, espérant intérieurement le retrouver.

Les années passent, elle ne le revoit jamais.

La vie s’écoulent, sans saveur. Une fille lui naît, elle quitte le père. Christel s’installe dans un petit bourg des Côtes-d’Armor, achète un bar et laisse la vie s’écoulée, sans en attendre quoi que ce soit.

Un jour semblable aux autres, derrière son bar, elle écoute un jeune homme lui parler de la moto, de Pontivy, de Melran et de choses et d’autres.

- Y avait un mec qui était super dans le moto club de Pontivy!

Christel qui écoutait d’une oreille distraite, s’intéresse à lui.

- Ah, oui?

- Oui, j’ai oublié son nom! Un grand, les cheveux noirs, il avait toujours un blouson rouge et blanc et une écharpe violette.

« Une écharpe violette! » Un bond dans le cœur de Christel!

- Il ne s’appellerait pas Carbu, par exemple?

- Oui, c’est ça! Carbu! Tout le monde l’aimait bien!

- L’aimait bien?

- Ouais! Y’a eu cet abruti de vieux à qui on aurait du supprimer le permis. Carbu était sur la route de Noyal-Pontivy, il allait tourner à gauche, et le mec, il l’a pas vu! Il l’a littéralement fauché! Carbu est mort en retombant au sol.

Dans la tête de Christel, certain mot ne semble pas prendre leur sens. Elle ne peut pas comprendre.

- Et? Demande-t-elle d’une voix blanche.

- Ben, y’avait plus rien à faire!

- Heu… ça c’est passer quand?

- Ouh!!! Il y a déjà plusieurs années! C’était… Heu… En 87, je crois. C’est ça en en juillet 87!

- En juillet 87? Non! Ce n’est pas possible! En juillet… Début ou fin juillet?

Début juillet, elle l’avait vu une semaine auparavant et elle n’avait rien pu dire. Fin juillet, il était déjà trop tard, elle ne pouvait plus rien dire.

- Début, pourquoi? Tu le connaissais?

- Non! Un cri jailli de sa gorge, Non! Je le connaissais… Oui… Attend!

Christel se sert un whisky et l’avale cul sec!

- Je le connaissais, oui! Finit-elle par dire d’une voix blanche. Comment est-il…

Il lui ai impossible de sortir ce mot infâme de sa bouche. Mot qui vient de détruire à jamais tout espoir, toute attente. Ce mot qui à lui tout seul vient de lui déchirer l’âme, qui lui crie de se laisser aller au désespoir, à l’abandon final.

- Je viens de te le dire! Un con qui ne l’a pas vu et qui l’a fauché comme de rien.

- Ha! Oui! Excuse moi! Je…

- Tu le connaissais plus que bien, on dirait!

Christel respire un grand coup, secoue la tête, retiens les larmes, il n’est plus le temps de pleurer, elle est en colère!

Personne n’a pris la peine de la prévenir. 5 Années se sont écoulées et personne de la bande n’a jugé utile de la prévenir de la mort de Carbu!!!

Elle enrage, elle aimerait fermer le bar, là, tout de suite, prendre le volant et les retrouver. La vie ne fait que très rarement ce que l’on veut qu’elle fasse.

La porte du bar s’ouvre et une dizaines de jeunes gens en goguette entre bruyamment.

Christel soupire, se recompose un visage, un visage calme et serein. Elle a besoin de travailler et le bar ne va pas tourner tout seul.

Vingt ans se sont écoulées depuis le départ de Carbu, pourtant, dans un coin de sa tête, au chaud dans son cœur, survit toujours Carbu.

mercredi, 21 novembre 2007

On est mère.

On est mère pour comprendre l’inexplicable.

On est mère pour illuminer les ténèbres.

On est mère pour couver, quand les éclairs zèbrent la nuit,

quand le tonnerre viole la terre, quand la boue enlise.

On est mère pour aimer sans commencement ni fin.

Mariama BÂ

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Nous avons eu un orage:
tu es rentrée tard
alors que j'attendais
Inquiète et en colère
tout à la fois.
Nous avons eu des phrases:
Pas violentes, simples
 tu t'es excusez
Ta jolie lettre m'a boulversée.

07:46 Publié dans Pensée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : mère

vendredi, 16 novembre 2007

Essai n° 1

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C'est un morceau de Bach joué par Hilary Hahn, Menuet I

Je ne suis pas parvenue à y intégrer l'image, mais je ne désepère pas.

Bonne journée à tous.

dimanche, 11 novembre 2007

AIMER!

 

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Noble sentiment!

L’histoire arrive à son terme et je fais traîner le temps, je l’étire autant que je peux, désirant son arrêt en gare. S’il pouvait… Mais point de « si »!

Je fais traîner le temps afin de garder Carbu, encore, un peu au chaud dans un coin de ma tête. Je le dorlote, fait de lui mon héro, refuse de le laisser partir. Il a été mon repère depuis si longtemps que j’ai crains de ne pouvoir vivre sans. Il m’est si difficile de dire « Adieu » à celui que j’ai tant aimé.

Après cette année passée en sa compagnie, force m’est de constater, qu’il est grand temps de poursuivre seule une route que me paraissait si sombre, il n’y a pas très longtemps encore. De dire « Adieu » à ce fantôme qui avait fini par prendre vie dans ma vie, présent par son absence; guidant mes pensées, excusant mes erreurs, me parlant gentiment quand j’en avais besoin. Il était un phare, mais un phare brisé, sans aucune existence!

L’amour après!

Il a été mon tourment, mon errance, mon angoisse. Il était le symbole de l’amour que je ne pouvais donner qu’à un seul homme. Il avait voler ce que j’avais en moi, du moins je le croyais!

Après lui, j’ai connu des histoires, que je pensais être des histoires d’amours, mais qui en réalité ne ‘était pas.

Quelqu’un, une fois, m’a dit que j’avais trompé les hommes que j’avais aimé après lui. Au regard de ce que je sais aujourd’hui, je dirais que c’est vrai, mais fait dans une totale inconscience. Je croyais sincèrement les aimer, mal, certes, mais les aimer tout de même. Après lui, j’ai tout confondu! L’amitié, l’attirance, le confort, le bien-être et aimer!

Il y a des amours qui vous font voir le monde différemment, qui vous le déforme.

Je voudrais dire que j’ai perdu beaucoup de temps à vivre dans son souvenir, mais ce n’est pas du tout ce que je ressens.

Bien sur, comme beaucoup, j’ai hurlé à l’injustice, comme beaucoup, j’en ai voulu au monde entier, j’ai « pété les plombs » plus souvent qu’à mon tour. Je me suis égarée, puis retrouvée, et petit à petit, je me suis construite dans ce souvenir. Il est une partie de moi, il le sera toujours. C’est aussi grâce à lui que je suis ce que je suis aujourd’hui, et juste pour cela, je le remercie d’avoir croisé ma route.

Et aujourd’hui?

L’amour est là et je sais le reconnaître. Il n’est pas le même puisque l’homme est différent, mais il a le même visage.

Je vous ai offert l’histoire très romancé d’un gars que vous n’auriez pas regarder dans la rue, mais qui était pour moi et sa famille, quelqu’un d’exceptionnel!

Un gars de tous les jours, pas une vedette, pas une star, juste quelqu’un comme vous et moi.

Sa haute stature, son blouson de moto, ses cheveux mi-long et raide, sa moto, ses cigarettes, ses canettes de bière et son rire qu’il dissimulait, ne le distinguait en rien d’un autre quidam de la rue. Il était lui avec ses contradictions, ses envies, ses barrières, ses actes de courages, et ses lâchetés, il était l’homme qui m’a appris que je pouvais être aimée. L’homme, aussi, qui m’a voler cette conviction en m‘abandonnant (contre sa volonté!), l’homme qui m’a laissé errer des années entières, mais c’est aussi celui qui m’avais donné la clé pour reconnaître le verbe aimer. J’ai juste mis un peu de temps à savoir l’utiliser! J'espère aujourd'hui pouvoir dire "je t'aime" alors que cela m'était interdit depuis son départ.

Nous avons tous un "Carbu" dans notre vie, ou son équivalent féminin. Cet être que l'on oublie pas parce que nous avons grandit avec.
Certes toutes les histoires ne sont pas semblable à celle ci, mais il nous faut connaitre beaucoup de douleurs pour qu'au soir de notre départ, nous puissions dire que nous avons fait ce qu'il y avait à faire.

Bien des fois, j'ai cru ne pas me relever, souffrant en silence pour ne pas déranger mes proches. Bien des fois, j'ai voulu mettre un terme à cette histoire qu'est ma vie et pourtant...

Pourtant, nous continuons quoi qu'il arrive!

Pourtant, nous avançons !!

Pourtant, nous nous accrochons!!

Pourtant, à chaque fois, nous y croyons!!

Pourtant, nous sommes encore là, présent à l'appel!!

Un ami me disait régulièrement de "prendre les rênes de ma vie et de la diriger". Lui les avait perdu depuis longtemps, les rênes, perdu dans l'alcool jusqu'au jour ou il fini par tout lacher et nous quitter pour un monde que l'on ne connais pas. Je lui disais que je le ferais, mais je suis une négativiste et pense très souvent que cela ne sert à rien puisque, de toute manière, cela terminera mal. La vie ne m'a, malheureusement pas souvent détrompé!

Cette année m'a montré que raconter ce moment était important pour moi, elle m'a aussi montré que j'avais du travail pour tout reprendre, débarasser mon coeur de l'émotion qui le submerge quand j'écris pour permettre à mon texte de trouver son  essence. Une année enrichissante!

Je tiens à dire Merci à tout ceux qui ont pris le temps de me lire, je sais qu'il y en a.

Un merci tout particulier à Azazel qui mérite plus que le respect.

MERCI !

 

vendredi, 09 novembre 2007

TRISTESSE

                                                                                      168c976a4616c68b608144e0c2252788.jpgUne goutte de rosée

                                             Perle aux bords des cils noirs

                                             S'accroche au court fossé

                                                                     s'apercevoir

 

Saute le long de l'arête

                                         Glisse sur l'aile du nez

                                         S'y accroche, pas prête

                                                             étonnée

 

                                         Chute! La lèvre tremble

                                         La larme est hésitante

                                         Le cri et la larme ensemble

                                                            partantes

 

                                         La douleur crispe le rire

                                         Postée sur le menton, hélas

                                         La goutte veut s'évanouir

                                                                      Lasse.

                                            

                                         Une ombre embrase

                                         Le ciel clair de la perle

                                         Une main trépasse

                                                               La belle.

 

                                       

                                         

vendredi, 02 novembre 2007

ALPHONSE

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ALPHONSE

 

Je fais de ma vie un enfer
Je respecte à la lettre Alphonse
Ma vie est ce que j’en fais
Un désespoir où je m’enfonce.
Je dis  « Je t’aime » à des personnes
qui ne le comprennent que trop tard
me perds en discussions aphones
Me laissant meurtrie et hagarde.
Blessée, allongée sur mon lit d’amertume
J’abandonne toute idée de résurrection
Je me rends au bord de l’écume
Attiré par les flots de bénédiction.


Je fais de ma vie un enfer
Et chaque matin m’est plus difficile
Ma vie est ce que j’en fais
Des nuits cauchemardesques, viles
Je me donne sans espoir d’amour
Laissant mon corps s’essouffler
En faussetés sordides et sans détour
Puis me recroqueville. Souffler !
En abandonnant le désir même
D’être aimer, j’ai quitté le vivant
Enfermer dans ma douleur extrême
Je cultive le sombre suivant.

Je fais de ma vie un enfer
Aimant de façon incompréhensible
L’errance d’un être auquel je m’enferre
Avec le désespoir d’une vie invisible.

 


 

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