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mardi, 06 mai 2008
Fantôme,
Je l’ai ressenti violement, me déchirant les entrailles
Il avalait mon être laissant à la place un bloc de glaçons
Au centre de ma personne.
La bouche pâteuse, la gorge sèche, le regard vide
Le corps amorphe, incapable de réagir humainement
Je me métamorphosais.
Hurler ne servait plus, l’âme prise en tenaille
S’était tue, préférant se cacher à l’abris du son
En elle, plus rien ne résonne.
En me laissant seule, abandonnée sur les rives
D’un désert sentimental, enfermée dans le tourment
Tous les jours, je m’enlisais.
Assassinée, crucifiée une ultime fois sur l’autel
Destructeur des amours humiliés et anéantis
Je poussais mon dernier râle.
S’échappa alors de ce corps de pantin désarticulé
Une âme noire, comble de chagrin et de douleur
Entraînant le froid dans son sillage.
Le fantôme de mon être passionné devenu rebelle
Courait à la surface distribuer les derniers supplices
A l’homme coupable de mon mal!
Je suis devenue son fantôme,
Fantôme, fantôme, fantôme!
23:52 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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